Courir par forte chaleur : la vigilance canicule vaut aussi pour le sportif

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La vigilance canicule, pensée d’abord pour protéger les personnes les plus vulnérables, s’applique tout autant à un sportif en plein effort. Courir produit de la chaleur interne qui s’ajoute à celle de l’air ambiant, et cette addition peut dépasser bien plus vite qu’on ne l’imagine la capacité du corps à se refroidir par la transpiration.

Lire le niveau de vigilance avant de choisir l’horaire

Météo-France diffuse un niveau de vigilance canicule qui distingue plusieurs paliers, du plus modéré au plus sévère, et qui doit orienter directement la décision de sortir courir ou non, et à quelle heure. Un niveau élevé ne signifie pas seulement qu’il fera chaud : il signale un risque installé sur plusieurs jours, souvent aggravé par des nuits qui ne redescendent pas suffisamment en température pour permettre une récupération complète.

Consulter ce niveau sur meteofrance.com avant de planifier une sortie évite de se fier uniquement à la sensation du matin, souvent trompeuse avant que le soleil n’ait pris toute sa force.

Choisir l’horaire le moins exposé

Les heures qui suivent le lever du soleil restent les plus fraîches de la journée, avant que l’air ne se charge de chaleur au fil de la matinée. Une sortie tardive en soirée, si elle semble une alternative logique, se heurte souvent à une chaleur encore élevée dans l’air et dans le bitume qui a accumulé la chaleur de la journée entière. Décaler franchement l’horaire, plutôt que de se contenter de quelques minutes plus tôt, fait souvent toute la différence.

Boire avant, pendant et après, sans attendre la soif

Par forte chaleur, la sensation de soif arrive après que le corps a déjà commencé à se déshydrater. Boire par anticipation, avant le départ, puis régulièrement pendant l’effort si sa durée le permet, limite ce décalage. Une urine plus foncée que d’habitude, dans les heures qui suivent une sortie, reste un signe simple à surveiller pour juger si l’hydratation a été suffisante.

Reconnaître les signes d’alerte, et savoir s’arrêter

Des maux de tête, une sensation de confusion, une peau chaude et sèche qui a cessé de transpirer, ou des crampes qui apparaissent sans effort inhabituel : ces signes annoncent un coup de chaleur qui ne se négocie pas avec la volonté. La seule réponse valable consiste à arrêter l’effort immédiatement, se mettre à l’ombre, et refroidir le corps sans délai. Continuer quelques minutes de plus « pour finir la boucle » reste l’erreur qui transforme un simple avertissement en urgence, surtout lorsque personne d’autre n’est présent pour alerter en cas de malaise plus grave.

Adapter l’effort, pas seulement l’horaire

Réduire la distance ou l’intensité prévue reste une option plus raisonnable que de maintenir un objectif fixé à l’avance sous une chaleur qui n’était pas anticipée. Une allure plus lente que d’habitude, acceptée dès le départ plutôt que subie en cours de route, limite la production de chaleur interne et réduit d’autant le risque de coup de chaleur. Le corps met par ailleurs plusieurs jours à s’acclimater progressivement à une chaleur inhabituelle : une première sortie par forte chaleur, après une période plus tempérée, mérite d’être plus prudente que les suivantes, une fois cette acclimatation partiellement installée.

Pour garder la maison fraîche au retour d’une sortie par forte chaleur, notre rubrique Maison & Quotidien détaille les gestes qui évitent de rentrer dans un intérieur aussi chaud que l’extérieur.


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